Etienne Reyssat : un éveilleur de vocations scientifiques

Lundi 7 décembre, la 1ère ITEC, une 1ère S et une CPGE, accompagnées de leurs professeurs, découvrent avec le chercheur Etienne Reyssat la physique, sous un jour nouveau et -ô combien- attrayant.

Logo site   Jeudi 10 décembre 2015, par Marie-Claude BOULEY

Au 16ème siècle, Montaigne se réjouit d’avoir appris le grec ancien sans douleur, mais d’une façon originale…en jouant à la balle.

Cette réminiscence littéraire vient à point nommé pour évoquer la belle rencontre interactive entre Etienne Reyssat et les lycéens, invités à pratiquer la physique, naturellement...

Lundi 7 décembre, une petite centaine d’élèves, des lycéens en section scientifique et des étudiants engagés en classe préparatoire, sont conquis par le charme et le charisme de ce jeune et brillant chercheur.

Etienne Reyssat : un enseignant à l’Ecole Supérieure de Physique et de Chimie Industrielles à Paris, au parcours sans faute, titulaire d’une thèse remarquée en physique des liquides, sait, d’emblée, retenir l’attention passionnée, curieuse et admirative de son auditoire, élèves et enseignants.

Avec humour et simplicité, Etienne Reyssat déroule le fil d’une histoire intitulée modestement «  L’effet pomme de pin  ».

Le public est alors suspendu à ses lèvres. Quel étonnement de découvrir « la structure en bilame » des écailles de la pomme de pin ! Avec cet objet- ô combien banal !-nous mesurons l’importance de la recherche en physique sur « les matériaux intelligents. »

« Du savant, Monsieur, vous n’avez que les cheveux ! » Cette boutade lancée par un lycéen s’avère empreinte de justesse. Les expériences- aventures menées autour d’une simple feuille de papier, objet d’étude pour le physicien, nous font réfléchir et… devenir intelligents… !

Une présentation du laboratoire, hors des sentiers battus : tableau noirci par les équations, outil informatique omniprésent, utilisation restreinte du microscope et …désordre régnant en maître… démythifie l’image du savant, retiré dans son antre, souvent ancrée dans les esprits.

«  Tu m’as donné ta boue, j’en ai fait de l’or  »,

ce vers de Baudelaire appliqué à la création poétique, résonne dans la mémoire pour exprimer toute notre gratitude à Etienne Reyssat, un éveilleur talentueux et modeste à la fois, pour le public lycéen. Son message est sans ambages et plein d’espérance.

Croyez en vous ! Faire de la science, ça vaut le coup, ça rend heureux ! Allez ! Lancez-vous !

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