Jeanne d’Arc, un modèle pour des héroïnes en lutte

L’exposition "Jeanne d’Arc, un modèle pour des héroïnes en lutte", visible au CDI, s’inscrit dans le cadre de l’Enseignement d’Exploration "Patrimoines" en 2nde, encadré par Mme Durand-Gasselin et M Mauranges. Retour sur sa genèse.

Logo site   Lundi 1er février 2016, par Marie-Claude BOULEY

On l’ignore bien souvent, François Villon est le contemporain de Jeanne d’Arc. Le poète place l’héroïne au panthéon des femmes célèbres, tant elle jouit d’une grande popularité :

« Jehanne, la bonne lorraine

Que les Anglais brûlèrent à Rouen…

Mais où sont les neiges d’antan  ? »

Ballade des dames du temps jadis

A Orléans, la Pucelle a marqué la cité de son empreinte indélébile.

Dans ce contexte, saluons l’initiative judicieuse de Mme Durand-Gasselin et de M Mauranges !

Ces professeurs invitent leurs élèves de 2nde engagés dans l’enseignement d’exploration : « Patrimoines » à repérer et observer dans le tissu urbain, les édifices religieux et les bâtiments publics les traces de cette jeune et courageuse chef de guerre Dans un second temps visite au Musée des Beaux- Arts avec deux guides-conférencières, Mmes Coutin et Roulleau, et atelier de pratique donnent les clés de l’héroïsme dans le domaine artistique aux lycéens.

Muni de ces précieux viatiques, il faut passer désormais à l’action et représenter une héroïne engagée dans un combat de son époque, Un réel défi à relever, à coup sûr…

En effet « bouter (l’Anglais) hors de toute la France »- le dessein de Jeanne- n’est plus de saison…Cependant, après un constat lucide de l’état du monde, que de nobles causes à défendre !

Les neuf triptyques, réalisés avec une technique de collage, sont de mini épopées, mues par la fougue adolescente et empreintes d’idéal, voire d’utopie.

Nos héroïnes aspirent à lutter contre les inégalités, à promouvoir le droit des femmes, à sauvegarder la planète… bref à accomplir une mission salvatrice.

On sait jouer avec les attributs traditionnels de Jeanne d’Arc, tels le destrier ou le bouclier. Trouvailles ou pépites inattendues font le bonheur du visiteur et émaillent cette exposition colorée, à l’argumentaire soigné. Le message fort de Jeanne d’Arc est ainsi actualisé et dénonce les fléaux de notre monde. Par-delà les siècles, quelle singulière filiation !

Dans nos mémoires, les accents épiques de Malraux résonnent en écho :

«  ô Jeanne, sans sépulcre et sans portrait, toi qui savais que le tombeau des héros est le cœur des vivants.  »

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