Découvrez les richesses de l’option Cinéma-Audiovisuel !

Le 6 juin dernier l’auditoire composé de professeurs et de lycéens est conquis par les courts-métrages élaborés par les élèves de l’option Cinéma-Audiovisuel, guidés par leurs professeurs, Mme Noguès et M Souvay. Coup de projecteur sur cette parenthèse cinématographique appréciée de tous !

Logo site   Lundi 13 juin 2016, par Marie-Claude BOULEY

« Tu m’as donné ta boue, j’en ai fait de l’or »

Au 19ème siècle Baudelaire caractérise ainsi la création poétique.

Le 6 juin dernier, le public enseignant et lycéen, enthousiasmé, applique ce vers aux courts-métrages diffusés dans le cadre de l’option Cinéma-Audiovisuel animée par Mme Noguès et M Souvay.

Le spectateur profane vit 50 minutes de bonheur ; le dépaysement est garanti et des émotions se bousculent en lui. La dimension parodique de certaines séquences, la musique en résonance avec les états d’âme des personnages séduisent le cinéphile, la technique digne de vrais professionnels l’impressionne.

Que dire de ces réalisations variées et marquées par l’excellence ?

Léa a disparu, Les faux jumeaux, ces deux courts-métrages produits par les élèves de 2nde semblent se répondre.

On plonge dans un univers fantastique et le doute s’installe. Certes, « ce n’était qu’un rêve  »… En sommes-nous si sûrs ? A la découverte des « Faux jumeaux », un sentiment d’« inquiétante étrangeté » se fait jour. La lycéenne douée d’un solide bon sens nous prévient : « ce garçon est trop bizarre  ». Le spectateur lui donne raison. Cependant, le héros est-il toujours sain d’esprit ? Son double est-il le fruit de son imagination ? Nous rejoignons les interrogations angoissées de Maupassant, narrateur du Horla, victime lui aussi d’hallucinations.

Dans le cadre du programme Le cinéma du réel, les 1ères travaillent sur les migrations.

Pari audacieux et-ô combien-réussi !

Le parcours semé d’embûches de ces jeunes nous pousse à crier à chacun de nos voisins : « toi, s’il te plaît, n’oublie pas d’élargir l’espace de ta tente ! »

Le témoignage de Yousif, un jeune irakien, réfugié en France, en raison de la guerre, est bouleversant d’humanité et de sincérité. L’image du cadenas et son ouverture résonne en nous, tel un hymne à l’espérance.

Oui, Yousif, ta passion pour les arts est un atout et bientôt tu te reconstruiras… !

Quelle belle leçon de pacifisme !

Bien différente est la tonalité du court-métrage « Ils ont ça dans le sang  », élaboré en terminale. On y perçoit des références subtiles au film noir, un discret hommage au cinéma des frères Coen. La figure du détective privé, devenu sourd, incarne à merveille et avec humour le personnage du raté, de l’éternel perdant.

L’option C.A.V. c’est l’apprentissage du cinéma sous toutes ses formes. Venez sans tarder engranger ces richesses !

Répondre à cet article