Gilles Pilate au lycée

Logo site   Mardi 15 décembre 2009, par Jean-Jacques PELLEGRINI

Rencontre avec Gilles Pilade, salle Léonard de Vinci, le jeudi 3 décembre 2009

O.G.M.

Nous sommes reconnaissants à Gilles PILADE, Directeur de l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique), en dépit de son emploi du temps chargé, de nous avoir consacré une heure trente pour nous informer des enjeux scientifiques qui concernent les Organismes Génétiquement Modifiés.

Il nous a d’abord été présenté un historique succinct de l’INRA, créé en 1946, institution publique reconnue mondialement. Monsieur PILADE a redéfini ce qu’on appelle les O.G.M. Il a montré que l’on pouvait modifier la qualité du maïs, du colza, du coton, du soja, etc … Géographiquement, nous avons vu que les OGM étaient répandus sur une grande partie du globe. La France applique le principe de précaution : une réglementation vise à limiter l’extension dans l’environnement des O.G.M, les conséquences sur la santé restent jusqu’à présent inconnues.

Gilles PILADE a démontré, à travers l’exemple du peuplier, l’intérêt de sa recherche. Le but est de rendre la plante plus résistante aux insectes, aux herbicides … En suivant les étapes de son expérience, nous constatons que la croissance est accélérée, que la plante est un peu plus robuste que la plante naturelle.

Le bois de peuplier sert à faire du papier. Lorsqu’il est fabriqué, il faut, par des moyens chimiques et polluants, retirer la lignine. Les O.G.M permettent d’ôter cette substance qui fait jaunir le papier et lui donne une moins bonne résistance.

Contrairement aux préjugés que nous avions, associant le mot OGM à une menace sur notre santé ou sur l’environnement, nous reconnaissons que dans cette démonstration précise, les O.G.M permettent de diminuer l’utilisation des produits chimiques, ce qui serait un bienfait incontestable.

L’objectif des recherches est de produire en plus grande quantité et en meilleure qualité. Or, on observe sur le peuplier qu’après une croissance accélérée, l’arbuste se fragilise donc son espérance de vie s’en trouve diminuée.

Malheureusement pour l’I.N.R.A, quelques-uns des projets n’ont pas abouti, des expériences réalisées n’ont pu être analysées faute de financement. Par ailleurs, cette recherche, que l’on peut qualifier de sensible, doit respecter le protocole de sécurité. L’un des soucis que pose la culture des OGM est la contamination des parcelles voisines.

Questions/Réponses :

 Que pensez-vous des actions de José Bové ? Pour Gilles Pilade, les OGM posent question, c’est un domaine complexe sur lequel chacun doit s’informer et s’exprimer mais il condamne sans appel les actions « coups de poing » qu’il estime être hors-la-loi (nous avons apprécié le recul de Monsieur PILADE face à cette question délicate !

 La tomate OGM a-t-elle du goût ? Cette tomate semble ne pas avoir eu de succès commercial en raison d’une cueillette précoce.

 Mangez-vous des OGM ? Monsieur PILADE nous répond qu’il ne contrôle pas son alimentation et qu’il fait confiance aux inspections qui vérifient la qualité des produits que nous consommons.

Nous avons apprécié la présentation vivante, les images qui accompagnaient la conférence, et donnaient une idée plus concrète de la recherche sur les O.G.M .

Marylou Godefroy, Lucas Doisneau et Yvon Ngon A Zom